Jour 4

By Thirdman

Aujourd’hui, je commence ma journée par un rendez-vous médical. Je vous passe les détails. Il n’y a rien de pertinent jusqu’au moment où la médecin me parle du seul traitement possible pour me soulager.

L’activité physique régulière.

En me proposant cela, elle ne se doute pas à quel point elle conforte mes idées. Cela peut sembler idiot car nous entendons partout que le sport est important. Je le savais autrefois. Pourtant, j’ai le sentiment que c’est un signe de je-ne-sais-quelle bonne étoile veillant sur moi. Je suis peut-être folle. C’est comme si je recevais une validation magique de mon objectif. Un encouragement de la vie.

Je sors du cabinet le coeur confiant. Tout le négatif est balayé par cet imperceptible incitation à agir.

Je me rends sur mon lieu de travail. Je fais ce qu’il faut, ni plus, ni moins.

En rentrant chez moi, je ressens le poids de la fatigue. Il tente de m’aspirer vers les profondeurs de l’inaction et du temps perdu. Je résiste. Je décide de reprendre l’écriture, une fois de plus.

C’est étrange comme au début de chaque session, je bégaie par écrit. J’ai du mal à trouver le bon mot. La virgule m’échappe et ça ne donne rien. Les bruits m’entourant sont plus forts que mes propres pensées. J’ai du mal à réellement me concentrer sur mon clavier. J’insiste. Je colle ensemble plusieurs lettres. J’ajoute des espaces par-ci, par-là. Soudainement, une bulle se forme. Elle est opaque et juste assez grande pour m’abriter. Mon cerveau fait le vide et l’alphabet se met à danser. Mes doigts tiennent la cadence tant bien que mal jusqu’au point final.

Je suis satisfaite. C’est le plus important.

A ce stade, je suis réellement heureuse mais épuisée. Je me rends sur mon tapis de yoga avec peine. Je déploie mon corps doucement. Je sens que je ne peux pas trop lui en demander. Il m’a déjà permis énormément de choses pour une journée. Pour lui montrer ma gratitude, je masse le dessous de mes pieds. Mes doigts pressent avec conviction. Je prends le temps d’inspirer. Mes épaules ont aussi le droit à un massage. J’expire.

En me levant, j’ai l’impression que la fatigue à laissé place à la quiétude.

Je vais me coucher, heureuse.

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