Jour 5

Le réveil se fait dans la lenteur.

Je m’arrête devant la fenêtre. La ville est déjà éveillée et en pleine activité. Je songe à ce que mon corps pourrait avoir envie. Je lui prépare un petit-déjeuner. Après celui-ci, je passe à mes projets de la journée.

Je commence par de la cuisine. Je mets la main à la pâte car j’ai envie d’une tresse. Les préparations de pains requièrent de prendre le temps. Mélanger les bons dosages ainsi que le pétrissage sont rapides. Vient ensuite l’attente que la levure s’active. Par les températures de novembre, je suis contrainte de mettre en place un cocon d’humidité et de chaleur. J’allume le four, l’air se réchauffe. J’emballe mon précieux bol de pâte dans un torchon. Il est bien installé pour les prochaines heures. J’espère que mes efforts vont payer.

Ils ont payé.

Je pense que prendre soin de moi passe aussi par mon alimentation. Répondre à mes envies, à mes besoins. Je dois apporter à mon corps les choses qui l’aideront à fonctionner correctement. Je n’arrive pas toujours à tendre suffisamment l’oreille pour l’écouter. Lorsque c’est le cas, je suis fière de ce partenariat. Il me le rend si bien.

Je me sens vraiment productive. J’avance plusieurs projets sans voir passer les heures. Il n’y a pas un seul coup de mou. J’avoue que je ne ménage pas mes efforts physiques et que des douleurs se font sentir. Par moment, elles tentent de m’entraver. Je prends de bonnes inspirations avec l’intention d’adoucir les contractures. C’est sûrement un effet placebo, pourtant, cela marche.

Le soleil est déjà couché que j’attaque la dernière partie de mon programme. Le ménage. C’est une tâche ingrate et pourtant si bénéfique à mon sens. Je me sens toujours accomplie à la fin de celui-ci. Je remets les compteurs à zéro. Chaque chose à sa place. Mon horizon s’éclaircit. Comme si mon appartement avait lui aussi pris une grande inspiration.

Il est temps d’aller me doucher. Pour une fois, je ne regarde pas le temps passer. L’eau chaude détend mes muscles et enveloppe mon corps. Je caresse ma peau de savon. Le temps est sur pause et je ne demande rien de plus.

Après une journée chargée, je ne ressens pas le besoin de faire du yoga ou de méditation. J’ai suffisamment pu soigner mon enveloppe corporelle et mon environnement. Mon esprit est apaisé.

La beauté du quotidien me suffit.

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