Jour 23

Réveil doux. Je sors du sommeil cotonneux avec souplesse. Mes premiers mouvements sont lents et paresseux. Et ça n’a pas d’importance car rien ne m’attend aujourd’hui.

Je me dirige dans la cuisine. Par la fenêtre, la météo est claire. Les environs sont lumineux et la grisaille de décembre a disparu pour quelques heures. Au fond du tableau, la neige tapisse les montagnes. J’inspire et imagine cet air frais passer par mes narines. J’ai bien envie d’aller goûter à cette température extérieure. J’enclenche la bouilloire et me prépare une boisson chaude. Dès ma première gorgée, mes sens sont en émois. La tasse est presque brûlante, l’odeur est enivrante et le liquide est délicieux. Au fur et à mesure que le breuvage descend dans mon corps, mes organes se réveillent un à un.

Je vais m’installer sous une couverture, dans le canapé. Sans préméditation, je me mets à écrire. Je ne me sens pas spécialement inspirée pourtant, j’ai bien envie de tenter l’exercice. Voir où ça peut me mener. Mon intellect se réveille à son tour. J’allie les mots ensemble et je suis plutôt satisfaite. Certes, je n’ai pas la sensation d’avoir rédigé mes plus beaux textes mais surtout, je n’ai pas abandonné. Je suis consciente que je ne peux pas produire à chaque coup un feu d’artifice. Et il n’y a rien de mal à ça. Mon accomplissement me rend simplement fière. Il ne m’en faut pas plus.

L’après-midi, je me rends en forêt avec une amie. Il ne fait pas froid et c’est agréable. Il reste de maigres morceaux de neige par endroit, le reste a disparu. J’aime aller mettre mes pieds dans cette texture. Nous empruntons un chemin, puis un autre. Nous ne savons pas réellement quel est le bon. L’important est dans la balade et les sensations qu’elle nous procure. Les couleurs sont belles. Il y a du vert, plusieurs tonalités de brun, du blancs, du gris et même du jaune moutarde. Je suis ébahie par l’explosion de détails à observer. Après nous être laissée perdre, nous retombons à l’entrée de la forêt. Nous repartons pour un second tour, par un chemin différent. Par moment, la descente me complique la tâche. Il faut veiller à ne pas glisser et je sens que mes genoux sont fatigués par mes idées. Je respire et continue mes pas plus lentement. J’ai totalement confiance en mes capacités et je disperse mon amour dans mes membres. Nous revenons donc au point de départ et apaisée par la balade, nous rentrons.

Avant de préparer le repas, je m’installe pour effectuer mon yoga. Comme hier, je me remets dans la petite pièce. Dehors, il fait sombre. Je suis éclairée par les guirlandes qui tapissent mon plafond. Cet ambiance est relaxante. La session aussi. Adriene a deviné que j’ai suffisamment marché pour la journée. En respirant, je repense à la forêt et j’ai l’impression qu’il me reste de cet air dans les poumons. Je me sens bien.

Je me sens bien et c’est tout ce que je souhaite.

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