Jour 26

Photo de Caique Silva sur Pexels.com

J’émerge avec confusion.

Je me sens vide.

Malgré la nuit, le sommeil n’a pas chargé mes batteries.

Et pour ne rien arranger, lorsque je croise mon tapis de yoga, je ressens légèrement l’appréhension. Depuis le début de la semaine, je ressens une latence dans la récupération. Mon esprit va à nouveau plus vite que mon corps n’a le temps de se régénérer. Je repousse ma séance de yoga a plus tard. Je dois admettre que j’ai peur d’échouer. J’ai peur d’être contrainte à abandonner à nouveau ce qu’il me plaît. Si je n’entreprends pas, je ne peux pas abandonner. Mais si je n’entreprends pas, j’ai abandonné. C’est un cercle vicieux dans lequel je ne veux plus rentrer.

Dans un monde idéal, j’aurais tout de suite été sur mon tapis. Dans la vraie vie, je suis allée m’occuper de toutes mes obligations. C’est plus simple, je n’ai pas trop besoin de réfléchir.

La journée passe doucement sans être réellement désagréable. C’est le néant. Je suis aussi lente que le temps. Cela ne me dérange pas du tout.

Je prends le temps d’écrire à divers moment de la journée. Je me sens plutôt inspirée mais à l’image d’hier, mes doigts bloquent. Je tente de ne pas y prêter attention. Je fais des pauses.

Le soleil se couche et je me rends sur mon matelas de yoga. Je ne sais pas trop quoi en penser. J’observe. Je reste sans jugement. J’enclenche la vidéo et me lance. Le thème d’aujourd’hui est l’amour de soi. La séance commence en douceur avec des étirements que je parviens à effectuer. Je gagne en confiance. Lorsqu’arrivent les postures plus difficiles, mes muscles vacillent. Je les recentre par mes profondes inspirations et mes lentes expirations. Je ne renonce à aucun mouvement. Au milieu de la session, Adriene m’invite à penser à quelque chose que j’aime chez moi et à me focaliser dessus. Je choisis d’apprécier ma détermination. Cet état d’esprit m’aide à affronter les positions suivantes, qui me donnent du fil à retordre. Je tombe à deux reprises. Heureusement, le sol est prêt à me rattraper.

En fin de pratique, tous mes muscles se sentent usés. Mon esprit, lui, se sent apaisé. J’avais besoin de me connecter à mon corps et mes sensations autrement que par la douleur. Nous avions besoin de faire équipe afin de garder cette confiance que nous cultivons ensemble.

Je vais me coucher. La nuit s’annonce douce.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s