Jour 29

Lorsque mes paupières se mettent à bouger, activée par le réveil, j’émerge. Je me mets sur mes deux pieds et constate que la nuit a apporté son lot d’énergie. L’air est un peu froid ce matin, j’enfile un pull et me rends sur le tapis de yoga. Je choisis une séance très douce. Je tiens compte des jours précédents et du ressenti de mes capacités actuelles. J’aborde les postures avec bienveillance et récolte les bienfaits. Je suis reconnaissante de pouvoir mobiliser cette machinerie complexe. C’est en perpétuel changement et je m’adapte au gré des possibilités.

Après ça, je me prépare des pancakes. J’ai envie d’un petit-déjeuner chaud et encourageant. Je mélange rapidement la pâte, d’un coup de fourchette et pendant la cuisson, j’entame la dégustation. Tellement impatiente de manger. Je sirote mon thé, entre deux bouchées et ainsi, je remplis petit à petit mes besoins. Je regarde par la fenêtre, la météo est confuse. Un épais nuage gris argenté recouvre le paysage. Il fait brumeux et humide. Je songe à ce joli matin que je suis entrain de vivre.

Rassasiée, je me rends dans le salon et m’installe dans le canapé. Je cale divers coussin autour de moi afin d’être maintenue. Je me lance dans mon écriture quotidienne. Les doigts sont souples et les idées sont fluides. L’environnement est silencieux et calme. Plus les mots s’amassent, plus la bulle grandit autour de moi. Je suis focalisée sur mon ouvrage et rien ne peut m’en distraire. Lorsque j’arrive au point final d’un article, je ressens un adoucissement. Je me sens prête à continuer cette journée.

J’ai envie de cuisiner. Malheureusement, il me manque quelques ingrédients. J’enfile des vêtements chauds et je sors. L’air est plus froid que je ne l’imaginais. Après mes petites courses, sur le chemin du retour, j’enlève mon masque et prend de bonnes inspirations. Je savoure chaque seconde où l’air parcourt mon corps. C’est si agréable que j’ai l’impression de recevoir un cadeau.

Je m’accorde le temps de me reposer. C’est un échange. J’espère pouvoir accomplir tout ce que j’ai en tête après ma sieste. De plus, ma petite balade au magasin m’a coûté en énergie.

C’est ainsi, qu’en émergant, je me rends dans la cuisine, pleine d’espoirs. Je mets de la musique, j’enfile un tablier et m’attèle à préparer des biscuits. Les fêtes approchant, je pense pouvoir faire plaisir par ces petites douceurs. Mes gestes sont déterminés et souples. Par moment, je ressens des sensations désagréables venant de mes jambes. Pour m’en distraire, je chante avec la musique. C’est un pur instant de plaisir.

Mes derniers coups d’emporte-pièces sont beaucoup plus brusques et fatigués cependant, je vais jusqu’au bout de la pâte. Je suis satisfaite.

Le soir, je rejoins ma famille pour passer un moment de convivialité. Leurs rires m’emplissent d’amour. Ce moment simple vaut tous les plaisirs du monde. Je baille fréquemment mais je repousse l’épuisement plus loin. Je souhaite profiter au maximum de chaque seconde.

Je rentre en somnolant. Je m’endors encore plus rapidement qu’à l’accoutumée, grâce à cette jolie journée.

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