Jour 42

Réveil tardif, avec le sourire aux lèvres. Cette nuit, le paysage s’est paré d’un beau manteau blanc. L’observation de ce spectacle harmonieux et éphémère m’occupe durant de longues minutes. Il crée une étincelle dans mon esprit. L’envie d’entreprendre. L’impression d’avoir toutes les possibilités les plus folles. Le besoin de me réaliser au travers d’une activité. Mon imagination brille et je me sens réellement illimitée. Ça fait du bien. Mon unique difficulté reste de faire un choix. Après mûre réflexion, pour mettre un premier pas dans 2021, je n’ai pas besoin de folie. J’irais à la simplicité. Je vais chercher la connexion intérieure, le confort de l’esprit et la douceur de vivre.

Je commence par une boisson chaude et de l’écriture. C’est l’ensemble parfait. Il y a des mots à dire mais l’envie de m’activer vibre si fort que je préfère délaisser la plume.

Je me retrouve rapidement à l’extérieur. J’ai autant envie de nature que d’urbanisme. Je ne sais pas choisir ce que je souhaite contempler, alors pendant que j’y songe, j’avance. Et le choix se fait de lui-même. L’urbanisme. Je contemple chaque bâtiment. Des plus modernes aux plus anciens. Le décor se dessine au rythme de mes pas. Je croise des visages, que j’imprime le temps d’une seconde puis oublie.

J’approche la vielle ville et sa cathédrale. Monument majestueux dont la fascination ne disparaît jamais. D’habitude, je l’observe de ma fenêtre. Comme un point de repère. Là, je peux toucher la molasse et sentir son grain râpeux. Je me sens minuscule à côté de ce mastodonte d’histoire. Même si je le voulais, je n’arriverais pas à prendre une photo englobant toute son immensité. Elle m’émerveille et je ne saurais expliquer pourquoi. L’admiration pour sa taille, ses courbes, tout ce travail titanesque. Il y a aussi sa manière de traverser les époques, solide. Je m’en inspire.

Plus loin, se trouve un point de vue surplombant la ville. Je m’y arrête et observe les toitures. Enneigées, froides. Je sens une odeur de feu de cheminée. Paradoxalement, elle me réchauffe. La ville est calme et j’imagine toutes les personnes, sous les toits. Que vivent-ils, comment vont-ils? Je me perds dans les méandres de mon imagination.

Je me remets en marche et instinctivement, mes pas me guident sous mon toit.

Aussitôt arrivée, je m’installe au sol, sur mon tapis. Je lance une méditation, je sens que c’est le moment idéal. Mon corps, mon esprit, tout se relâche. Je me sens simplement bien en cette première journée de l’année.

2 commentaires sur « Jour 42 »

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