Jour 27

Je me lève avec paresse, encore fatiguée de la veille. Les muscles m’en parlent encore.

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

J’ai mon dernier rendez-vous professionnel. Nous faisons le bilan de mes recherches, de mes projets. Mon avenir est loin d’être tracé mais, j’ai des outils pour y parvenir. Le futur a le goût de l’incertitude malgré tout, je me sens apaisée. J’ai foi en mes capacités à me former, à apprendre. J’ai soif de découvrir de nouvelles facettes du monde. Je suis courageuse. Je vais devoir l’être encore plus.

Suite à ça, je passe une bonne partie de ma journée debout, à arpenter les rues. Portée par mes idées, j’en oublie mes sensations. Mes douleurs deviennent silencieuses. La météo est tempérée pour le mois de décembre, si bien que j’en ouvre ma veste. Mes pas se font de plus en plus lourds et maladroits. Je me déplace avec autant d’imprécisions que d’envies. Je commence à comprendre que je vais devoir faire un choix. C’est devenu habituel pour moi, de compter mes cuillères (théorie des cuillères). Je suis entrain de puiser dans les maigres ressources d’énergie que j’ai à disposition. Je songe au yoga et à quel point, après toute cette marche, je ne pourrais pas pratiquer comme je l’entends. Je tente de rester positive mais aussi réaliste. C’est un équilibre périlleux.

En rentrant, je sais que le repos m’appelle. J’ai peur de trop me reposer et de ne plus être capable de bouger par la suite. Je peine à tout lâcher. J’écris quelques lignes puis je m’arrête. Je ferme les yeux. Je les ouvre aussitôt.

Finalement, je décide de me lever et d’emballer mes paquets. Je consacre du temps à chacun d’entre eux afin de les emballer de papier et d’amour. Je suis assise au sol, sur un petit bloc. Mes jambes ont du mal à trouver leurs places. Je bouge énormément. Par moment, je prends le temps de m’étirer, comme je le ferais sur mon tapis. Après avoir accompli ma tâche, je remonte sur le canapé. Accomplie, je m’accorde enfin la détente.

Je m’endors.

Jour 22

C’est un réveil dans la douceur. Sans sonnerie alarmante. Je savoure cette chaleur reposante, dans mon lit. Je suis affamée.

Photo de Song Kaiyue sur Pexels.com

Je prends le temps de me préparer du pain perdu, agrémenté de cannelle et de baies. C’est délicieux. Je n’ai pas encore regardé l’heure et je décide de continuer ainsi. Mon objectif du jour, prendre soin de moi et me détendre.

Je m’installe sur la grande table et décide de fabriquer mes cartes de Noël. J’apprécie les activités créatives. En effet, je peux laisser libre cours à mon imagination et m’exprimer ainsi. Pendant la création, j’imagine le plaisir qu’auront les personnes qui découvriront mes cartes. Cela me motive d’autant plus. J’aime prendre soin de mon entourage et leur faire plaisir. Pour moi, il n’y a rien de mieux que d’offrir de mon temps. En fond, j’ai mis un film dans l’ambiance des fêtes. Cela m’inspire les couleurs et les motifs.

Au bout d’un temps, mon ventre me fait signe. Je me fie à mes sensations et range mes bricolages pour aujourd’hui.

Je passe l’après-midi dans la lenteur. Je suis contemplative. Je me repose. C’est tout ce dont j’ai besoin.

Le soleil se couche et dans l’optique de me faire du bien, je m’installe sur mon tapis. Aujourd’hui, la pratique est plus coriace. Je respire, je transpire. Je ne lâche pas les postures malgré les tremblements. Je me sens forte. J’affirme, je suis forte.

Je suis heureuse de vivre cette journée où je me permets d’aller au plus près de mes envies et de mes besoins. Suivant cette idée, je n’ai pas spécialement envie d’écrire. Je prends donc congé et ce, sans aucun remords.

C’est une belle journée.