La nature

Ces derniers jours, alors que ma joie de vivre était en berne, la météo s’est adoucie. Et au fil de mes sorties, la nature s’est mise à me sourire pour me montrer les prémices des merveilles du printemps. Je me suis donc laisser porter, pour vivre différentes expériences.

Dans la forêt, j’ai trouvé un abris où me réfugier et écouter le chant des oiseaux. J’avais besoin de ça, sans le savoir.

Un autre jour, j’ai vu que les bourgeons se sont mis à éclore, un à un. J’ai observé les couleurs vives avec un oeil créatif. Toutes ces teintes m’ont donné envie de peindre. Affaire à suivre.

Au bord du lac, je me suis mise en maillot de bain et malgré les cinq degrés de l’eau, je me suis baignée la moitié du corps. Mes douleurs dans les jambes, plutôt fortes ces derniers jours, se sont apaisées. Figée par la température. Le plus surprenant dans cette tentative de baignade, en plein hiver, c’est qu’une fois en maillot de bain, je n’ai pas senti le froid. Pas une seconde. Pied nu, sur le métal et pourtant, je n’ai pas eu un seul frisson. La prochaine fois, c’est promis je me baignerais jusqu’au cou mais pour cette fois, la taille c’était suffisant.

Lors d’une de mes balades, j’ai beaucoup été attirée par les arbres. Gigantesques, majestueux et sages. Malgré qu’ils soient là depuis toujours, je ne me lasse jamais de les admirer mais qu’en est-il d’eux? Ils nous observent, nous regardent aller et venir. Et ce depuis bien longtemps. J’imagine soudainement être une toute petite fille gambadant sous l’oeil attentif de mes parents, à l’ombre de ces même arbres près desquels je marche couramment. En ont-ils parfois marre de nous voir? Se lassent-t-ils de nous? Un tas de pensées fascinantes, absurdes et nostalgiques m’envahissent.

Le meilleur moment de ma semaine a été lorsque j’ai éprouvé une immense joie en voyant sur mon balcon puis en balade, que timidement, les jonquilles ont fait leur retour annuel. Je ne saurais expliquer pourquoi ce sont mes fleurs préférées et peut-être, il n’y aucune raison à cela. Je savoure leur beauté éphémère avec bonheur.

Alors, cette semaine avait débuté sur une humeur maussade mais je peux affirmer que grâce à la magie de la nature, j’ai retrouvé la joie d’être. Doucement, au rythme de mes pas, des respirations profondes et des mes yeux ébahis devant cette beauté si simple. Le plaisir à portée de mains.

Les doutes

Photo de SplitShire sur Pexels.com

Ils m’envahissent.

Pourtant, j’ai su remplir mon quotidien comme un royaume de mille trésors. Et malgré tous mes efforts, je dois parfois admettre que les remparts de la forteresse s’inclinent pour laisser passer les doutes. J’aimerais pouvoir dire en boucle que tout va toujours bien et que la vie est belle. Et pourtant, je suis bien placée pour savoir que la vie, ce n’est pas que des hauts, mais voilà, il faut l’admettre, j’ai un passage à vide.

Un de ces passages où mon avenir incertain m’angoisse. Un avenir où je ne veux pas me dessiner. Un avenir où j’ai la sensation de n’avoir de place nulle part. Et malgré que c’est tout à fait normal d’avoir le moral dans les chaussettes par moment, ça me fait sacrément chier. Personne n’a envie de traverser tout un tas d’émotions négatives et décourageantes. J’ai pas envie d’être rincée par la tempête. Comme bien souvent, je n’ai pas le choix.

Alors, je sors tous mes outils pour tenter de duper le mauvais temps. Je commence par recentrer mes pensées, mon souffle et mes gestes. Je me force à manger, car je sais que ça m’aidera d’avoir de l’énergie, même si au fond, j’ai pas envie de vivre ce moment de déprime. J’enfile mes baskets et marche d’un pas pressé, ignorant les douleurs et les difficultés. Je ne m’arrête que lorsque ma tête se met à tourner et mes jambes à trembler. Je m’asseye sur ce tronc d’arbre, dans cette forêt vide. Ou c’est moi qui suis vide, je ne sais plus tellement. Le temps m’observe longuement, dans cette inertie, comme si je m’enfonçais dans la verdure. J’écoute de la musique, pour distraire mes neurones. Je pleure, pour évacuer ce trop plein, pour émettre un son d’appel à l’aide. Je me lave, pour me rincer de tout chagrin, le coeur lourd, la tête vide. Je me distrais par la lecture. Et parfois, je relis la même phrase à plusieurs reprises, plongée dans mes tourments, Je m’endors, avec l’espoir que demain sera meilleur et m’accroche à ce que je sais.

Je sais que la vie vaut d’être vécue, malgré les douleurs, les difficultés et les incertitudes. Je sais que mon énergie positive m’animera à nouveau et que je continuerais à me battre. Cependant, pour une fois, je dois me permettre d’être humaine. Ce n’est pas humain de traverser tant d’épreuves sans broncher. Alors aujourd’hui, non ça ne va pas trop mais ça fait parti du jeu. Et promis, j’y jouerais jusqu’à la dernière partie.

Posons les mots

Cette nuit laisse un goût désagréable. Réveillée par des douleurs après quatre minces heures de sommeil. Le défi a été de réussir à trouver un oasis d’apaisement, de m’y plonger et de retrouver le sommeil malgré les sensations douloureuses. Après deux heures d’éveil, je repars pour un temps avant de me lever définitivement.

L’état est instable mais il faut composer avec.

Je prends le temps d’émerger, d’offrir une tisane et un petit déjeuner à ce corps malmené. La séance de yoga est reportée à plus tard.

Avant que la foule ne s’amasse, je profite d’aller observer l’eau clair et de prendre quelques rayons de soleil.

En rentrant, je prends le temps d’écrire et je me dis qu’il est peut-être temps de poser certains mots. Depuis le début de mon blog, il s’en est passé des choses. Avoir ce lieu d’expression quotidien m’a permis de me structurer chaque jour, pour me reconstruire, dans ce passage tumultueux de vie. En me prenant ainsi par la main, j’ai construis un quotidien qui me ressemble. Ponctué de yoga, d’observation, de marche, d’écriture et de bienveillance à mon encontre. Grace à ce blog, j’ai eu la chance de rencontrer de superbes personnes, d’enrichir mes horizons et j’en suis ravie. J’ai redécouvert plein d’aspects de ma personnalité que j’avais oublié et j’ai gagné beaucoup de confiance face à ce corps capricieux. En commençant ce blog, je m’étais faite une promesse sans forcément calculer l’avenir. Comme pour beaucoup de mes choix, je ne décide jamais à l’avance où doit être le point final, en général, il se révèle par lui-même.

Alors non, je ne souhaite pas arrêter ce blog. Ce n’est pas mon but, je pense qu’il fait partie intégrante de cet équilibre quotidien. Cependant, ces derniers jours, et je pense que ça se ressent, c’est différent. Je ne pense pas avoir besoin d’une pause mais d’un rythme d’écriture différent. Je ne sais pas encore comment cela va se goupiller mais ce que je sais, c’est que ça va changer. Je n’ai plus besoin de compter les jours de ma nouvelle vie. Ce nouveau départ pris il y a plus de trois mois, m’offre une vie remplie de joie, de belles activités diverses et variées. J’ai toujours su faire preuve de souplesse dans mes actions et je viens désormais assouplir un peu mon rythme de publication. Enfin, je ne suis certaine de rien. Ce qui est certain, c’est que je vais continuer à écrire que ce soit ici ou dans mes projets personnels. Je vais continuer à partager mes pulsions de vie cependant, je ne veux juste plus décider quand.

Les mots sont posés et je peux désormais aller me reposer.

Jour 91 – Météo clémente

Je me tire d’un rêve flou, motivée par l’appel du yoga.

J’ai l’envie profonde de me mouvoir. L’envie qui vient du centre de mon être. Alors, je m’installe sur mon tapis de yoga. Je centre mon attention sur ma respiration et commence par des étirements lents et doux. L’esprit est réveillé mais le corps a besoin de temps. Je lui offre la permission de le prendre. Après de longues minutes, je me sens enfin prête à passer à la vitesse supérieure. Je me lance dans une salutation au soleil, parfaitement synchronisée avec mon souffle. Je suis pleinement centrée et ainsi, je vais enchaîner plusieurs salutations à ce soleil qui brille déjà bien haut dans le ciel. Je prends quelques variations, ça et là. Je ne décide pas où est censée se terminer la séance. Je vois la fin lorsque mon corps la ressent. C’est suffisant.

Par la suite, je vais en cuisine, ranger en musique la vaisselle de la veille et préparer un petit-déjeuner coloré.

Je griffonne quelques mots et en début d’après-midi, je pars à l’aventure du dehors. Dix degrés se sont ajoutés à ceux de l’hiver. En plein week-end avec un temps pareil, près du lac, c’est la cohue.

Alors, j’arpentes les rues délaissées, les chemins abandonnés. Et pour mon envie de marcher, ils n’ont rien à envier aux lieux bondé. La beauté se cache dans les ombres, le bitume irrégulier et la joie de découvrir. Prendre le temps de lézarder sur un banc et attraper la vitamine D pendant que les jambes se repose. Un bonheur.

Même passé dix-sept heure, le soleil perdure et donne une sensation estivale, malgré tout, il est temps pour moi de rentrer.

Ce soir, je profite de la douceur de vivre auprès des miens.

C’est une douce journée qui tire à sa fin.

Jour 90 – Mots en bernes

C’est une journée du quotidien. Humeur joyeuse et bon repas. Odeur de lessive et de gaufre. Moments avec des être chers et rêverie d’avenir. Simplicité de vivre, de rire et de bouger. Les douleurs en sourdine, la marche près du lac. Le soleil brille à m’en faire plisser les yeux. Un brin d’écriture, minuscule et du yoga pour étirer mes pensées.

Et un cliché pour résumé cette douce journée.

Jour 89 – Des reflets

Je sors de mon sommeil avec facilité et me rends sur mon tapis de yoga. Je pratique une séance courte mais stimulante et je quitte le tapis, bien éveillée. Après un petit-déjeuner rapidement avalé, je me prépare et sors.

Aujourd’hui, la météo est clémente. Le soleil de la veille est revenu, pour que je puisse avoir la chance d’en profiter, me dis-je. Je me rends chez ma thérapeute.

Après le rendez-vous, je me dirige vers le bord du lac. La météo est douce, les rayons du soleil caressent ma peau. Une balade où le temps n’a plus de valeur.

Le long des quais, un détail attire mon oeil. Je marque un arrêt pour observer la clarté de l’eau et la manière dont les bateaux reflètent leur image sur elle. Comme une image de synthèse, la tête à l’envers.

Ce spectacle, aussi banal soit-il, me régale.

Entre la simple beauté des embarcations et les couleurs chatoyantes sur l’eau, je suis comblée.

Plus loin, les cygnes et les canards s’amusent, entre ciel et lac.

Je continue ma route vers les quais réservés aux navires de croisières. Et je ne m’attendais pas à cette belle projection sur l’eau, majestueuse. Entre imaginaire et réalité, lequel est le vrai finalement? C’est à si perdre.

Les douze coups de midi sonneront bientôt tandis que le soleil est fixé au milieu de ce ciel.

Mon ventre me rappelle à l’ordre, pour rentrer.

Après le repas, je débute mon après-midi avec un rendez-vous.

Lorsque celui-ci s’achève, je décide d’écrire. Dernièrement, mes journées ont été bien remplie et je n’ai eu que très peu de temps à consacrer à cette passion. Je décide d’aller m’installer sur mon balcon, afin de profiter de cette météo, presque printanière. Les lunettes de soleil sont d’ailleurs de rigueur.

En fin de journée, je décide d’aller encore me dégourdir les jambes et de profiter, encore.

Je me rends aux abords d’un autre port. La luminosité est tempérée et le soleil persévère jusqu’au bout.

D’un côté le soleil scintille sans fin.

Et de l’autre, les montagnes se montrent fièrement. Offrant une dernière magie, avant la nuit.

Alors que le soleil nous dit ses adieux, je rebrousse chemin, pour tirer à mon tour, ma révérence.

Jour 88 – Ça déménage ou presque!

Ce matin, je me réveille avec l’ambition des grands jours. La force et l’enthousiasme de profiter à fond ces prochaines heures. Comme une remise à nouveau. Je commence, comme toute bonne journée par du yoga.

Puis, j’ai pour projet de continuer ce que j’avance petit à petit depuis quelques temps. C’est-à-dire l’aménagement de mon lieu de vie. Je suis heureuse de mon chez-moi, mais j’ai le sens du détail, et peut-être un peu trop. Cependant, j’ai aussi le temps de repenser l’espace et de l’aménager du mieux possible. Le genre de détail que souvent, je me suis dit que ce serait mieux autrement, sans jamais agir.

Aujourd’hui est venu le jour d’agir. Je vais tenter une nouvelle disposition des meubles. Alors, sous l’effet de mes petits muscles, les meubles se mettent à danser. Les objets valsent d’une pièce à l’autre. Même la disposition des tableaux changent. Tout y passe. Et vu que j’y suis, je nettoie, on pourrait presque dire que je fais mon nettoyage de printemps, sans la saison. J’y passe la journée, sans vraiment voir le temps passer.

Ce n’est que lorsqu’il ne reste plus que la poubelle à sortir que je m’aperçois d’un détail. Le soleil s’en est allé et je n’ai pas pris le temps d’en profiter. Pour me consoler, la lune se montre. Et le ciel est décoré de teintes époustouflantes. Cette fois-ci, je saisis l’occasion d’observer ce ciel. Il peut paraître on ne peut plus banal pourtant, c’est suffisant pour remplir mon coeur de joie et m’aider à clôturer cette journée plus que productive.

Jour 87 – Des petits pas vers le bonheur

Sur mon balcon, une légère couche de neige persévère de la dernière tombée. L’émerveillement me gagne, lorsque j’aperçois les empreintes, sûrement celles d’un pigeon se promenant par-là.

Ce matin, le réveil sonne. Je me lève avec une paresse à rallonge et me recouche. Je regarde le temps et calcule combien je pourrais grappiller, pour rester le plus longtemps dans mon lit. J’étire et allonge chaque minute jusqu’au moment fatidique où il faut s’y mettre. Alors, avec lourdeur, je m’habille, me prépare, avale un petit truc et sors. La température glaciale des jours passés laisse enfin place à quelques degrés de plus. Je sens tout de suite la différence.

Ce matin, j’ai un rendez-vous médical.

En sortant du cabinet, je profite d’attraper cette magnifique vue.

Le rendez-vous m’a fatigué, j’ai besoin de me reposer. Alors, je prends le temps, encore.

Par la suite, je me motive à étudier le solfège. J’ai l’impression de faire des progrès chaque jours. Je termine par faire courir mes doigts sur le piano, en mélodie. Mon humeur studieuse me pousse a ranger ce qui à besoin de l’être, faire quelques paperasses puis, en récompense, je continue le jeu entamé la veille. L’enquête est vraiment passionnante, j’ai l’impression d’être dans la peau d’une enquêtrice au coeur d’un grand mystère.

Après le repas du soir, je regarde la flamme, une série complètement décalée et délirante. Les éclats de rires raisonnent dans l’obscurité du salon. Une journée s’achève, dans le bonheur, une fois de plus.

Jour 86 – Le soleil brille dehors

C’est avec douceur que mes yeux s’entrouvrent sur cette journée. Pleine d’entrain, je me rends sur mon tapis de yoga, pour pratiquer. Je choisis d’être guidée et la pratique est plutôt tonique.

Après ce moment mouvementé, je me laisse porter par le temps en lisant. C’est mon estomac qui vient me sortir de mes pensée, au bout de deux heures.

Il est presque midi et j’ai autant envie d’un petit-déjeuner que d’un repas. Je me lance dans la préparation de pancakes rapides et légères. Les petites crêpes dodues sont savoureuses.

Par la fenêtre, le soleil est à l’oeuvre. Le temps est avenant malgré la température qu’indique le thermomètre.

Cette après-midi, je passe énormément de temps à lire. Je suis plongée dans un autre univers et c’est tout ce dont j’ai envie et besoin. C’est une journée remplie de lenteur, de calme.

Puis, sans que je ne comprennes pourquoi, je me lève avec une impulsion. Je range la vaisselle qui traîne, je m’habille, prend un thé à l’emporter et me voilà à l’épreuve du froid. Les rayons du soleil chatouillent mes yeux, j’aurais dû prendre mes lunettes de soleil. En cette saison, à part à la montagne, je les oublie tout le temps. Tant pis, je plisserais les yeux. Je me rends au bord du lac. La promenade est bondée, forcément, c’est le week-end. La splendide météo attire. Il faut aussi admettre qu’il n’y a pas grand chose à faire, en ces temps compliqués.

Je m’efforce de prendre des chemins différents, afin d’éviter la foule.

Je m’efforce de prendre des chemins différents, afin d’éviter la foule. Mes pas me guident au dessus de la piscine fermée pour la saison froide. J’observe ce parc désertique, et ses arbres dénudés. Il me dit qu’il se réjouit que la température augmente, pour pouvoir être fréquenté. Au dessus de nous, le soleil nous regarde, essayant tant bien que mal de nous réchauffer.

À un moment, mes genoux commencent à se bloquer. Mes pieds s’accrochent au sol et je comprends que je dois redoubler d’efforts pour mettre un pied devant l’autre, en toute sécurité. Il est temps de rentrer, avant que je ne sois trop fatiguée.

Ce soir, j’entame un second jeu narratif, dans la même lignée que le précédent terminé. L’enquête peut commencer et ma journée peut enfin s’achever.

Jour 85 – De fleurs et de rêves

Ce matin, je m’empresse d’aller guetter si la neige est restée. La couche est fine mais elle est là. Le temps est gris et sec. Je décide d’aller pratique mon yoga matinale. Après quelques salutations au soleil, bien toniques, je prends le temps de fermer les yeux. Je visualise une belle journée qui m’attend et après quelques respirations lentes, je m’active!

C’est le ventre rempli et plusieurs couches de vêtements enfilés que je m’en vais. J’ai réservé un bouquet chez un fleuriste proche de chez moi, en passant par l’application TooGoodToGo. Je me réjouis d’avoir la surprise de découvrir ce qui m’attend. Pour m’y rendre, je me retrouve en difficulté car les trottoirs sont complètements recouverts de glace, en pente en plus. Alors, agilement, un pas après l’autre, je parviens à destination. Je récupère mon précieux arrangement floral.

Il est tellement grand que je ne parviens pas à le photographier dignement en entier. Chargée de ma trouvaille, payée à moins d’un quart de son prix initial, je me rends chez ma grand-maman. En cette période si compliquée, où on ne sait jamais autant peu vue, je sais que ce geste la remplira de joie. Et je ne me suis pas trompée, je lui ai apporté des fleurs qui font l’effet d’un soleil dans son lieu de vie. Elle est émerveillée et en retour, moi aussi.

Puis, je rentre chez moi, me préparer un repas pour le midi.

Cette après-midi, je vais continuer à nourrir un rêve gardé secret jusqu’ici. Je souhaiterais adopter une petite boule de poils qui deviendra grande. Je souhaiterais prendre un chiot et le voir grandir plus vite que l’éclair. J’aimerais avoir un compagnon de route, de balade. Alors, comme depuis plusieurs jours, je continue à me renseigner sur les différents aspects et moyens. Chaque recherche, chaque lecture vient nourrir et faire grandir ce souhait si profondément encré. Peut-être que bientôt, le rêve se réalisera.

Je prends légèrement le temps d’écrire, très peu inspirée puis, en fin de journée, je me rends chez un autre fleuriste. Deuxième bouquet à récupérer, pour trois fois rien. En arrivant là-bas, j’ai même le choix.

Ce soir, je partage le repas et la soirée avec ma famille à qui j’amène les fleurs. Des sourires illuminent nos visages dans la nuit.